Comment choisir un thérapeute de couple ?

Beaucoup de couples arrivent à ce moment-là avec la même peur : et si on choisissait mal ? Et si l’un de nous deux ne se sentait pas à sa place ? Et si on perdait encore du temps, alors que ça fait déjà longtemps que ça dure ?

C’est une peur normale. Quand votre relation va mal, vous n’avez pas envie d’essayer “pour voir”. Vous avez besoin de sentir que le cadre peut tenir ce que vous vivez. Les disputes, la distance, le silence, parfois la baisse du désir, parfois cette impression de vivre côte à côte sans réussir à vous retrouver.

En tant que psychopraticien formé à la Gestalt-thérapie et thérapeute de couple, j’accompagne les couples en visio partout en France et à l’étranger. Je travaille sur les difficultés de communication, les tensions répétées, la distance qui s’installe, mais aussi sur les questions d’intimité et de sexualité lorsqu’elles font partie de ce que vit le couple.

Si j’écris cet article, c’est pour vous donner des repères simples et concrets pour choisir un thérapeute de couple qui puisse réellement vous convenir.

Dans cet article, vous allez trouver 7 critères vraiment utiles, les questions à poser avant une première séance, et des repères pour savoir si le cadre, la formation et la manière de travailler du thérapeute correspondent à ce dont votre couple a besoin.

En bref

  • Choisir un thérapeute de couple, ce n’est pas seulement regarder un diplôme ou un intitulé.
  • Ce qui compte, c’est aussi que les deux se sentent entendus, que le cadre soit clair, et que vous puissiez parler de ce qui fait mal sans vous sentir jugés.
  • Lorsque les difficultés touchent à la fois la communication, l’intimité et la sexualité, il est important de vérifier que le thérapeute peut accueillir ces différents sujets dans son accompagnement — et vous orienter vers un professionnel spécialisé lorsque cela est nécessaire.

Dans cet article

Pourquoi le choix du thérapeute de couple change beaucoup de choses

Parce que ce n’est pas juste “prendre rendez-vous”

Quand un couple décide de consulter, ce n’est pas léger.

Souvent, vous avez déjà essayé de parler. De calmer les choses. D’attendre que ça passe. De faire des efforts. Et malgré ça, ça revient toujours au même endroit.

Alors oui, choisir un thérapeute de couple, ce n’est pas juste trouver quelqu’un de disponible. C’est chercher un espace où quelque chose peut enfin se dire autrement.

Parce qu’une mauvaise première expérience peut fermer la porte

Je vois parfois des couples qui ont déjà essayé une première fois ailleurs.

Pas forcément avec un mauvais professionnel. Mais avec un cadre qui n’a pas convenu. L’un des deux s’est senti moins entendu. Le sujet de l’intimité n’avait pas de place. Ou bien chacun est ressorti avec la sensation qu’on avait surtout remis une couche sur ce qui faisait déjà mal.

Et à force, on peut vite se dire :

“La thérapie de couple, ce n’est pas pour nous.”

Alors qu’en réalité, ce n’était peut-être pas la thérapie le problème. C’était la manière d’être accompagnés.

Parce que le bon choix ne repose pas seulement sur un diplôme

Bien sûr, la formation compte. L’expérience aussi.

Mais pas seulement.

Ce qui compte aussi, c’est de sentir :

  • que les deux auront leur place
  • que vous ne serez pas jugés
  • que vous pourrez parler de ce qui fait mal sans devoir vous défendre tout le temps
  • que le cadre tient vraiment ce que vous vivez

C’est là que les choses peuvent commencer à bouger.

7 critères pour bien choisir un thérapeute de couple

1. Est-ce que vous vous sentez en sécurité tous les deux ?

C’est le premier critère. Et c’est le plus important.

Pas “en sécurité” au sens théorique. En sécurité au sens simple :

  • est-ce que chacun peut parler sans se sentir écrasé ?
  • est-ce que chacun sent qu’il a sa place ?
  • est-ce que vous sentez de l’écoute, de la retenue, pas de jugement ?

Souvent, c’est l’un des deux qui fait la démarche. L’autre suit, parfois avec envie, parfois à reculons. Dans les deux cas, il faut que les deux puissent se sentir à leur place.

Après une première séance, la vraie question n’est pas :
“Est-ce qu’on a tout compris ?”
C’est plutôt :
“Est-ce qu’on a pu être là, tous les deux, pour de vrai ?”

2. Est-ce que la formation et le sérieux du cadre vous semblent solides ?

Le mot thérapeute de couple ne dit pas tout à lui seul.

Ce qui compte, c’est de voir s’il y a derrière :

  • une vraie formation
  • une pratique régulière
  • un cadre clair
  • une posture sérieuse

Vous n’avez pas besoin de devenir expert des approches thérapeutiques.

Mais vous pouvez tout à fait demander :

  • Quelle est votre formation ?
  • Depuis quand accompagnez-vous des couples ?
  • Est-ce une part importante de votre pratique ?

Ce sont des questions normales.

3. Est-ce que cette personne travaille vraiment avec des couples ?

Recevoir un couple, ce n’est pas recevoir deux personnes l’une après l’autre.

Il faut pouvoir tenir :

  • ce que chacun vit
  • ce qui se passe entre vous
  • ce qui se rejoue pendant la séance
  • la manière dont l’un parle pendant que l’autre se ferme
  • la façon dont vous vous coupez, vous cherchez, vous ratez, vous attendez

Autrement dit : travailler avec un couple, ce n’est pas juste écouter deux versions d’une histoire.

Si vous hésitez encore entre plusieurs types de professionnels, vous pouvez aussi lire : Problèmes de couple : sexologue, psychologue ou thérapeute de couple ?

4. Est-ce que les sujets d’intimité et de sexualité peuvent avoir leur place ?

C’est un point décisif.

Beaucoup de couples viennent en pensant que “le problème, c’est la communication”. Et en avançant un peu, ils découvrent que la baisse du désir, la différence de libido, la gêne, la frustration, le rejet, ou le silence autour de la sexualité pèsent aussi très lourd.

Souvent, tout est déjà mêlé.

Vous vous disputez plus. Vous vous touchez moins. L’un a envie, l’autre pas. Vous n’osez plus trop en parler. Et à force, cela fait une couche de plus.

Donc la vraie question est aussi celle-ci :

Est-ce que cet espace peut accueillir ça ?

Pas pour forcer le sujet. Mais pour ne pas être bloqués si c’est là.

Si c’est un point sensible chez vous, cette page peut déjà vous aider à vous reconnaître : Baisse du désir et différence de libido

5. Est-ce que le cadre est clair dès le départ ?

Vous avez besoin de savoir où vous mettez les pieds.

Pas dans les moindres détails. Mais au moins sur l’essentiel :

  • comment se passe une première séance ?
  • est-ce que vous recevez toujours les deux ensemble ?
  • combien de temps dure une séance ?
  • comment savoir si ce cadre est adapté à notre situation ?
  • est-ce possible en visio ?
  • comment cela se passe si l’un des deux hésite à continuer ?

Un cadre clair, ce n’est pas froid.
C’est rassurant.

À ce sujet, vous pouvez aussi lire : Comment se passe une thérapie de couple à Redon ?

6. Est-ce que vous pouvez poser vos questions avant de vous engager ?

Oui. Et c’est sain.

Un mail. Un court échange. Une demande de précision. C’est normal.

Pas pour transformer cela en mini-séance gratuite. Mais pour sentir :

  • si la personne répond clairement
  • si vous vous sentez respectés
  • si vous avez le sentiment qu’elle comprend ce qui vous amène
  • si quelque chose vous semble humain, simple, accessible

Ce que vous ressentez là compte.

Cela ne fait pas tout. Mais ça compte.

7. Est-ce que le format tient dans votre vraie vie ?

C’est un critère très concret. Et souvent sous-estimé.

Un accompagnement n’aide pas s’il est difficile à tenir :

  • déplacements compliqués
  • garde des enfants
  • fatigue
  • horaires incompatibles
  • distance géographique
  • expatriation
  • organisation trop lourde

C’est aussi pour cela que je propose la thérapie de couple en ligne.

Pas comme un second choix. Comme un vrai cadre de travail, qui tient dans la réalité de beaucoup de couples.

Et si vous vous posez encore la question du format, vous pouvez lire aussi : Thérapie de couple en ligne : est-ce aussi efficace qu’en présentiel ?

Les questions à poser avant une première séance

Voici les questions les plus utiles à poser avant de vous engager :

  • Depuis quand accompagnez-vous des couples ?
  • Quelle est votre formation ?
  • Comment se passe une première séance ?
  • Travaillez-vous toujours avec les deux partenaires ensemble ?
  • Les questions d’intimité et de sexualité peuvent-elles être abordées si elles font partie de nos difficultés ?
  • Proposez-vous les séances en ligne ?
  • Comment savoir si cet accompagnement est adapté à notre situation ?

Vous n’avez pas besoin de faire un interrogatoire.

Mais vous avez le droit d’avoir des repères. Et même besoin de les avoir.

Quand la relation, l’intimité et la sexualité sont mêlées

Beaucoup de couples n’arrivent pas en thérapie avec un problème bien rangé.

Ils arrivent plutôt avec quelque chose de mêlé :

  • on ne se parle plus vraiment
  • on se dispute pour un rien
  • on vit côte à côte
  • on ne fait plus l’amour
  • l’un a envie, l’autre moins
  • l’un se sent rejeté
  • l’autre se ferme
  • on s’aime encore, mais on s’abîme

Dans ces situations, il n’est pas toujours pertinent de séparer ce qui relève de la relation de ce qui touche à l’intimité.

Une dispute peut laisser de la distance pendant plusieurs jours. Le manque de proximité peut peser sur le désir. Une différence de libido peut créer du rejet, de la frustration ou de nouvelles disputes.

Tout finit parfois par se mélanger.

C’est pour cela que, dans mon accompagnement, la communication, la relation, l’intimité et la sexualité peuvent être travaillées dans le même espace, suivant ce que vous vivez et ce que vous souhaitez aborder.

Ma formation à l’approche des Érotypes® m’apporte des repères complémentaires pour accompagner les différences de désir, les attentes et les incompréhensions qui peuvent traverser l’intimité du couple.

Cela ne remplace pas un suivi sexologique ou médical lorsque celui-ci est nécessaire. Dans ce cas, je vous aide à identifier ce besoin et à vous orienter vers le professionnel adapté.

Si vous voulez voir plus concrètement comment je travaille, vous pouvez découvrir ma page Thérapie de couple en ligne.

Pour bien choisir votre thérapeute de couple

Avant de réserver, vous pouvez simplement vous demander :

✨ Est-ce que nous nous sentons en sécurité dans ce cadre ?
✨ Est-ce que les deux auront vraiment leur place ?
✨ Est-ce que cette personne semble comprendre ce que nous vivons ?
✨ Est-ce que les sujets sensibles pourront être abordés sans gêne ni jugement ?
✨ Est-ce que le format est tenable pour nous dans la vraie vie ?
✨ Est-ce que quelque chose nous semble suffisamment clair, humain, juste ?

Parfois, bien choisir, ce n’est pas trouver “le meilleur thérapeute”.

C’est trouver la bonne manière d’être accompagnés, pour vous, maintenant.

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez découvrir ma page thérapie de couple en ligne et voir plus concrètement comment je travaille avec les couples.

A PROPOS DE L'AUTEUR

Par Romain Meusnier, psychopraticien formé pendant 5 ans à la Gestalt-thérapie, et thérapeute de couple.

J’accompagne les couples en visio, partout en France et à l’étranger, autour des difficultés de communication, des tensions qui se répètent, de la confiance, de la distance dans la relation, de l’intimité et de la sexualité. J’accompagne également les personnes en psychothérapie individuelle, en visio et en cabinet à Redon.

Découvrez l’ensemble de mes accompagnements |  Prendre rendez-vous

Questions fréquentes sur le choix d'un thérapeute de couple

Le premier repère, c’est votre ressenti. Est-ce que vous vous sentez suffisamment à l’aise pour parler ? Est-ce que les deux ont le sentiment d’avoir une place ? Est-ce que le cadre vous semble clair ? Vous n’avez pas besoin de tout savoir dès la première minute. Mais vous devez pouvoir sentir : “on peut parler ici.”

 

Oui. C’est tout à fait légitime. Une première expérience décevante ne veut pas dire que la thérapie de couple n’est pas faite pour vous. Cela peut simplement vouloir dire que ce cadre-là ne vous convenait pas.

 

Les deux formats peuvent convenir.

Ce qui compte davantage que le nombre de thérapeutes, c’est leur formation, leur manière de travailler et la place que chacun peut trouver dans la séance.

Un seul thérapeute peut tout à fait accompagner les difficultés de communication, de relation ou d’intimité lorsque cela fait partie de sa pratique.

Le plus important est que vous puissiez aborder les sujets qui comptent pour vous et que vous vous sentiez suffisamment en confiance tous les deux.

 

Non. Beaucoup de couples attendent trop longtemps. On peut consulter dès que quelque chose devient difficile à vivre, répétitif, lourd, ou douloureux dans la relation.

 

Oui, si cela fait partie de ce que vous vivez, à condition que le thérapeute soit à l’aise et formé pour accueillir ces questions.

Dans mon accompagnement, l’intimité et la sexualité peuvent être abordées sans tabou, sans jugement et sans être imposées.

Ma formation à l’approche des Érotypes® m’apporte des repères complémentaires pour accompagner les différences de désir, les attentes, les incompréhensions et les difficultés à parler de l’intimité.

Lorsque la situation relève d’un suivi sexologique ou médical spécifique, je vous oriente vers le professionnel adapté.

 

Dans ce cas, commencez par clarifier ce qui fait le plus mal aujourd’hui : est-ce surtout personnel, relationnel, sexuel, ou un mélange ? Et si vous hésitez encore, l’article Problèmes de couple : sexologue, psychologue ou thérapeute de couple ?

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