Comment choisir un thérapeute de couple ?

Beaucoup de couples arrivent à ce moment-là avec la même peur : et si on choisissait mal ? Et si l’un de nous deux ne se sentait pas à sa place ? Et si on perdait encore du temps, alors que ça fait déjà longtemps que ça dure ?

C’est une peur normale. Quand votre relation va mal, vous n’avez pas envie d’essayer “pour voir”. Vous avez besoin de sentir que le cadre peut tenir ce que vous vivez. Les disputes, la distance, le silence, parfois la baisse du désir, parfois cette impression de vivre côte à côte sans réussir à vous retrouver.

En tant que psychopraticien formé à la Gestalt-thérapie et thérapeute de couple, j’accompagne des couples à Redon et en visio partout en France. Pour la thérapie de couple, je travaille en binôme avec Andréa Montaufray, sexologue et thérapeute de couple. Si j’écris cet article, c’est pour vous donner des repères simples, concrets, pour choisir sans vous tromper.

Dans cet article, vous allez trouver 7 critères vraiment utiles, les questions à poser avant une première séance, et des repères pour savoir si un thérapeute seul ou un binôme pourrait être plus juste pour vous.

Dans cet article

En Bref

  • Choisir un thérapeute de couple, ce n’est pas seulement regarder un diplôme ou un intitulé.
  • Ce qui compte, c’est aussi que les deux se sentent entendus, que le cadre soit clair, et que vous puissiez parler de ce qui fait mal sans vous sentir jugés.
  • Quand les difficultés touchent à la fois la communication, l’intimité et la sexualité, un binôme thérapeute de couple + sexologue peut être particulièrement pertinent.
  • Dans cet article, vous trouverez 7 critères concrets pour choisir sans vous tromper, ainsi que les questions utiles à poser avant une première séance.

Pourquoi le choix du thérapeute de couple change beaucoup de choses

Parce que ce n’est pas juste “prendre rendez-vous”

Quand un couple décide de consulter, ce n’est pas léger.

Souvent, vous avez déjà essayé de parler. De calmer les choses. D’attendre que ça passe. De faire des efforts. Et malgré ça, ça revient toujours au même endroit.

Alors oui, choisir un thérapeute de couple, ce n’est pas juste trouver quelqu’un de disponible. C’est chercher un espace où quelque chose peut enfin se dire autrement.

Parce qu’une mauvaise première expérience peut fermer la porte

Je vois parfois des couples qui ont déjà essayé une première fois ailleurs.

Pas forcément avec un mauvais professionnel. Mais avec un cadre qui n’a pas convenu. L’un des deux s’est senti moins entendu. Le sujet de l’intimité n’avait pas de place. Ou bien chacun est ressorti avec la sensation qu’on avait surtout remis une couche sur ce qui faisait déjà mal.

Et à force, on peut vite se dire :

“La thérapie de couple, ce n’est pas pour nous.”

Alors qu’en réalité, ce n’était peut-être pas la thérapie le problème. C’était la manière d’être accompagnés.

Parce que le bon choix ne repose pas seulement sur un diplôme

Bien sûr, la formation compte. L’expérience aussi.

Mais pas seulement.

Ce qui compte aussi, c’est de sentir :

  • que les deux auront leur place
  • que vous ne serez pas jugés
  • que vous pourrez parler de ce qui fait mal sans devoir vous défendre tout le temps
  • que le cadre tient vraiment ce que vous vivez

C’est là que les choses peuvent commencer à bouger.

7 critères pour bien choisir un thérapeute de couple

1. Est-ce que vous vous sentez en sécurité tous les deux ?

C’est le premier critère. Et c’est le plus important.

Pas “en sécurité” au sens théorique. En sécurité au sens simple :

  • est-ce que chacun peut parler sans se sentir écrasé ?
  • est-ce que chacun sent qu’il a sa place ?
  • est-ce que vous sentez de l’écoute, de la retenue, pas de jugement ?

Souvent, c’est l’un des deux qui fait la démarche. L’autre suit, parfois avec envie, parfois à reculons. Dans les deux cas, il faut que les deux puissent se sentir à leur place.

Après une première séance, la vraie question n’est pas :
“Est-ce qu’on a tout compris ?”
C’est plutôt :
“Est-ce qu’on a pu être là, tous les deux, pour de vrai ?”

2. Est-ce que la formation et le sérieux du cadre vous semblent solides ?

Le mot thérapeute de couple ne dit pas tout à lui seul.

Ce qui compte, c’est de voir s’il y a derrière :

  • une vraie formation
  • une pratique régulière
  • un cadre clair
  • une posture sérieuse

Vous n’avez pas besoin de devenir expert des approches thérapeutiques.

Mais vous pouvez tout à fait demander :

  • Quelle est votre formation ?
  • Depuis quand accompagnez-vous des couples ?
  • Est-ce une part importante de votre pratique ?

Ce sont des questions normales.

3. Est-ce que cette personne travaille vraiment avec des couples ?

Recevoir un couple, ce n’est pas recevoir deux personnes l’une après l’autre.

Il faut pouvoir tenir :

  • ce que chacun vit
  • ce qui se passe entre vous
  • ce qui se rejoue pendant la séance
  • la manière dont l’un parle pendant que l’autre se ferme
  • la façon dont vous vous coupez, vous cherchez, vous ratez, vous attendez

Autrement dit : travailler avec un couple, ce n’est pas juste écouter deux versions d’une histoire.

Si vous hésitez encore entre plusieurs types de professionnels, vous pouvez aussi lire : Problèmes de couple : sexologue, psychologue ou thérapeute de couple ?

4. Est-ce que les sujets d’intimité et de sexualité peuvent avoir leur place ?

C’est un point décisif.

Beaucoup de couples viennent en pensant que “le problème, c’est la communication”. Et en avançant un peu, ils découvrent que la baisse du désir, la différence de libido, la gêne, la frustration, le rejet, ou le silence autour de la sexualité pèsent aussi très lourd.

Souvent, tout est déjà mêlé.

Vous vous disputez plus. Vous vous touchez moins. L’un a envie, l’autre pas. Vous n’osez plus trop en parler. Et à force, cela fait une couche de plus.

Donc la vraie question est aussi celle-ci :

Est-ce que cet espace peut accueillir ça ?

Pas pour forcer le sujet. Mais pour ne pas être bloqués si c’est là.

Si c’est un point sensible chez vous, cette page peut déjà vous aider à vous reconnaître : Baisse du désir et différence de libido

5. Est-ce que le cadre est clair dès le départ ?

Vous avez besoin de savoir où vous mettez les pieds.

Pas dans les moindres détails. Mais au moins sur l’essentiel :

  • comment se passe une première séance ?
  • est-ce que vous recevez toujours les deux ensemble ?
  • combien de temps dure une séance ?
  • comment savoir si ce cadre est adapté à notre situation ?
  • est-ce possible en visio ?
  • comment cela se passe si l’un des deux hésite à continuer ?

Un cadre clair, ce n’est pas froid.
C’est rassurant.

À ce sujet, vous pouvez aussi lire : Comment se passe une thérapie de couple à Redon ?

6. Est-ce que vous pouvez poser vos questions avant de vous engager ?

Oui. Et c’est sain.

Un mail. Un court échange. Une demande de précision. C’est normal.

Pas pour transformer cela en mini-séance gratuite. Mais pour sentir :

  • si la personne répond clairement
  • si vous vous sentez respectés
  • si vous avez le sentiment qu’elle comprend ce qui vous amène
  • si quelque chose vous semble humain, simple, accessible

Ce que vous ressentez là compte.

Cela ne fait pas tout. Mais ça compte.

7. Est-ce que le format tient dans votre vraie vie ?

C’est un critère très concret. Et souvent sous-estimé.

Un accompagnement n’aide pas s’il est difficile à tenir :

  • déplacements compliqués
  • garde des enfants
  • fatigue
  • horaires incompatibles
  • distance géographique
  • expatriation
  • organisation trop lourde

C’est aussi pour cela que nous avons développé un cadre de thérapie de couple en ligne.

Pas comme un second choix. Comme un vrai cadre de travail, qui tient dans la réalité de beaucoup de couples.

Et si vous vous posez encore la question du format, vous pouvez lire aussi : Thérapie de couple en ligne : est-ce aussi efficace qu’en présentiel ?

Un seul thérapeute ou un binôme : comment savoir ce qui vous conviendrait le mieux ?

Un seul thérapeute peut tout à fait convenir

C’est la forme la plus connue. Et elle peut être très juste.

Beaucoup de couples font un vrai bon travail avec un seul thérapeute de couple. Il n’y a rien à opposer ici.

Quand le cadre est bon, que chacun trouve sa place, et que les sujets importants peuvent être abordés, cela peut être largement suffisant.

Le binôme devient particulièrement pertinent dans certains cas

Il y a des situations où un binôme peut changer beaucoup de choses.

Par exemple quand :

  • il y a à la fois des conflits et une baisse du désir
  • vous sentez que la communication, l’intimité et la sexualité sont déjà mêlées
  • l’un des deux a peur de ne pas être entendu
  • vous avez besoin d’un cadre qui puisse tenir plusieurs dimensions en même temps

Dans notre pratique, c’est précisément pour cela que nous travaillons à deux : un psychopraticien Gestalt et une sexologue, dans le même espace.

Pas pour “faire plus”.
Pour tenir plus juste.

La vraie question n’est pas “qu’est-ce qui est mieux ?”

La vraie question, c’est :

Qu’est-ce qui semble le plus ajusté à ce que nous vivons aujourd’hui ?

C’est ça qui compte.

Pas la formule la plus impressionnante.
La plus juste.

Les questions à poser avant une première séance

Voici les questions les plus utiles à poser avant de vous engager :

  • Depuis quand accompagnez-vous des couples ?
  • Quelle est votre formation ?
  • Comment se passe une première séance ?
  • Travaillez-vous toujours avec les deux partenaires ensemble ?
  • Quelle place donnez-vous aux questions d’intimité et de sexualité ?
  • Travaillez-vous seul ou en binôme ?
  • Proposez-vous les séances en ligne ?
  • Comment savoir si cet accompagnement est adapté à notre situation ?

Vous n’avez pas besoin de faire un interrogatoire.

Mais vous avez le droit d’avoir des repères. Et même besoin de les avoir.

Pourquoi certains couples nous choisissent en binôme

Souvent, les couples qui viennent vers nous n’arrivent pas avec un problème bien rangé.

Ils arrivent avec quelque chose de mêlé :

  • on ne se parle plus vraiment
  • on se dispute pour un rien
  • on vit côte à côte
  • on ne fait plus l’amour
  • l’un a envie, l’autre pas
  • je me sens rejeté
  • je me ferme
  • on s’aime encore, mais on s’abîme

Dans ces situations-là, ce qu’ils cherchent n’est pas un cours.

Ils cherchent un endroit où parler vrai. Un espace où les deux ont leur place. Un cadre qui ne les oblige pas à choisir entre “travailler la relation” d’un côté, et “travailler la sexualité” de l’autre.

C’est là que le binôme prend tout son sens.

Si vous voulez voir plus concrètement comment nous travaillons, la meilleure porte d’entrée reste notre page thérapie de couple en ligne.

Pour bien choisir votre thérapeue de couple

Avant de réserver, vous pouvez simplement vous demander :

Est-ce que nous nous sentons en sécurité dans ce cadre ?
Est-ce que les deux auront vraiment leur place ?
Est-ce que cette personne semble comprendre ce que nous vivons ?
Est-ce que les sujets sensibles pourront être abordés sans gêne ni jugement ?
Est-ce que le format est tenable pour nous dans la vraie vie ?
Est-ce que quelque chose nous semble suffisamment clair, humain, juste ?

Parfois, bien choisir, ce n’est pas trouver “le meilleur thérapeute”.

C’est trouver la bonne manière d’être accompagnés, pour vous, maintenant.

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez découvrir notre page thérapie de couple en ligne et voir plus concrètement comment nous travaillons en binôme.

A PROPOS DE L'AUTEUR

Je suis Romain Meusnier, psychopraticien formé pendant 5 ans à la Gestalt-thérapie, et thérapeute de couple.
Je propose des accompagnements psy individuel en Gestalt thérapie à Redon (35). Et en visio en Ille et Vilaine, Loire-Atlantique, Morbihan et dans toute la France.

Pour la thérapie de couple, je collabore avec Andréa Montaufray, sexologue et thérapeute de couple. Nous vous accompagnons donc en binôme sur vos difficultés de couple : relation, lien, communication, intimité, sexualité

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Questions fréquentes sur le choix d'un thérapeute de couple

Le premier repère, c’est votre ressenti. Est-ce que vous vous sentez suffisamment à l’aise pour parler ? Est-ce que les deux ont le sentiment d’avoir une place ? Est-ce que le cadre vous semble clair ? Vous n’avez pas besoin de tout savoir dès la première minute. Mais vous devez pouvoir sentir : “on peut parler ici.”

 

Oui. C’est tout à fait légitime. Une première expérience décevante ne veut pas dire que la thérapie de couple n’est pas faite pour vous. Cela peut simplement vouloir dire que ce cadre-là ne vous convenait pas.

 

Les deux peuvent être pertinents. Un seul thérapeute suffit souvent. Un binôme peut être particulièrement juste quand communication, désir, intimité et sexualité sont déjà mêlés dans ce que vous vivez.

 

Non. Beaucoup de couples attendent trop longtemps. On peut consulter dès que quelque chose devient difficile à vivre, répétitif, lourd, ou douloureux dans la relation.

 

Cela dépend de sa pratique et de son aisance sur le sujet. Si c’est un point important chez vous, mieux vaut le vérifier avant de commencer. Certains couples ont besoin d’un cadre qui puisse tenir à la fois la relation et l’intimité.

 

Dans ce cas, commencez par clarifier ce qui fait le plus mal aujourd’hui : est-ce surtout personnel, relationnel, sexuel, ou un mélange ? Et si vous hésitez encore, l’article Problèmes de couple : sexologue, psychologue ou thérapeute de couple ?

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